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Infection
par le VIH 20 ans après
la découverte des premiers cas de SIDA, la mortalité liée
à cette infection a reculé de manière significative. Mais
l'épidémie n'est pas pour autant maîtrisée. Le relâchement
des comportements observés confirme la nécessité
de rester vigilants !
Quelques chiffres en France : 12 personnes chaque jour sont infectées
par le VIH. 1700 nouveaux cas par an en 1999 et 2000 et 800 nouveaux cas au
1er semestre 2001. 3 hommes pour 1 femme. Près de la moitié
des infections chez les 30 - 39 ans. Près de la moitié des cas
sont liés à une contamination hétérosexuelle.
Les hétérosexuels sont les personnes les moins bien dépistées
puisque 64 % des personnes contaminées par voie sexuelle n'ont pas eu accès
au dépistage du VIH. L'Ile
de France demeure une des régions les plus touchées par le SIDA
: 229 cas pour 100 000 habitants pour une moyenne nationale de 91 cas pour
100 000 habitants.
Retour des pratiques sexuelles à risque * Avec les partenaires
occasionnels * Dans la communauté homosexuelle * En Ile de France
observé à partir de : * recrudescence des MST, * relâchement
des comportements de prévention, * moindre utilisation du préservatif,
* moindre croyance de l'efficacité du préservatif, * moindre
connaissance des circonstances possibles de transmission du VIH. Dépistage
du VIH Démarche libre et acte volontaire. Après
une situation à risque, il ne faut plus attendre 3 mois : * dans les
heures qui suivent (avant 48 heures) un médecin peut vous prescrire, s'il
l'estime indispensable, un traitement pour tenter d'empêcher l'infection
par le VIH. * avant trois mois, le médecin peut vous proposer une détection
précoce du virus, lui-même, vers le 15e jour ou une détection
des anticorps produits par l'organisme en réaction au virus à partir
du 21e jour. * après trois mois, le résultat du dépistage
est immédiatement certain, qu'il soit positif ou négatif. |
Hépatite
C L'hépatite C
touche en France 600 000 personnes 85 % des hépatites C deviennent
chroniques 2/3 des hépatites C chroniques évoluent vers la cirrhose
une majorité des personnes infectées l'ignore car c'est une infection
souvent silencieuse jusqu'à l'apparition de complications et environ ¼
des cas ne présente aucun facteur de risque.
L'existence de traitements permettant aujourd'hui la guérison de 60 % des
personnes infectées chroniquement par le virus devrait inciter à
un dépistage plus large de la maladie dans les populations à risque.
Un test de dépistage est nécessaire si * avant 1992 vous avez
subi une intervention chirurgicale importante, été hospitalisé
en réanimation, eu une hémorragie digestive, un accouchement difficile,
reçu des soins en néonatalogie, en pédiatrie pour une maladie
grave, reçu des produits sanguins (transfusion, dérivés)
ou une greffe. * vous avez été hémodialysé.
* vous avez utilisé, ne serait-ce qu'une fois dans votre vie, même
il y a longtemps, ou vous utilisez de la drogue par voie intraveineuse ou nasale.
* vous avez été ou êtes incarcéré. * vous
avez reçu des soins dans les pays du Sud-est asiatique, du Moyen-Orient,
d'Afrique ou d'Amérique du Sud. * vous vivez ou vous avez vécu
avec une personne atteinte par l'hépatite C. * vous avez eu recours
au tatouage, au piercing, à la mésothérapie ou à l'acupuncture
sans aiguille jetable ou personnelle. Hépatite
B La vaccination est
l'arme la plus efficace. On estime entre 100 000 et 150 000 le nombre de personnes
porteuses du virus en France et 50 % d'entre elles peuvent évoluer vers
la cirrhose, en peu de mois. En France, 30 % seulement de la population des
nourrissons est vaccinée alors qu'aucune complication n'a été
décrite à cet âge. Pour les adolescents et les adultes,
les risques de complication de l'hépatite B sont environ 40 fois plus importants
que ceux liés à la vaccination.
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